Pierre-Antoine Lefebvre
Coach endurance · Lausanne · @pierrooot
Qui je suis
Je suis coach endurance basé à Lausanne, spécialisé en trail running, course sur route, cyclisme et triathlon. Mais avant d'être coach, je suis athlète pratiquant — je cours des ultras, je prépare des Hyrox, et je vis exactement ce que je fais vivre à mes athlètes.
Je suis moi-même coaché par Luc Metrailler — parce que je crois que personne ne devrait s'entraîner seul, pas même un coach. Ce double regard — coach et athlète — c'est ce qui me permet de comprendre vraiment ce que traversent les gens que j'accompagne. Les doutes avant une course, la fatigue d'une prépa longue, la tentation de faire trop.
Mon parcours en chiffres
L'évolution
Débuts multisport. Triathlon, vélo route, natation. Premier trail fin 2018 (Oritrail), premier podium au Cosatrail.
Montée en puissance. Marathon de Paris (3h06), premiers vrais trails montagne : Black Mountain (33km/2000d+), Pacte des Loups (38km/2190d+).
Année monstre. 300 activités, 4 571 km. Directissime (30km/2727d+), Semi de la Vanoise (1555d+). 70 000 d+ sur l'année.
Le passage à l'ultra. LAT Luchon-Aneto Trail : 85 km, 5 258 d+, 14h de course.
Polyvalence. Ventoux (47km), Ultra SwimRun (64km), Sierre-Zinal, Humani Trail 50km (23e).
Année charnière. Ultra Lozère en 2 jours (110km/5400d+). Installation en Suisse.
Reprise solide. Deuxième Sierre-Zinal. Tour des Muverans (2710d+). Belle-Île en courant (78km).
Année flagship. UTMJ ~175km (5591d+, 22h). Infinity Trail Backyard (106km, 16h). Renfo et musculation en hausse. Hyrox Barcelone.
Pourquoi le coaching
Le sport d'endurance m'a toujours accompagné. Il m'a appris la résilience, la motivation, et surtout à trouver de l'optimisme même dans les moments les plus difficiles. J'ai transposé ça dans tous mes projets — ça m'a donné un élan et un dynamisme dans tout ce que j'entreprenais.
Après des années à travailler en informatique, enfermé dans des bureaux devant un écran, retrouver le grand air et les montagnes est devenu essentiel. Je suis une pile — j'aurais beaucoup de mal à m'asseoir et à méditer. Mais le trail en montagne, c'est ma forme de méditation.
Quand on court longtemps, concentré sur sa respiration et son objectif, en laissant les pensées parasites s'évanouir — c'est libérateur. On se sent vivant, libre, ancré.
La transition vers le coaching s'est faite naturellement. J'ai fait mon temps dans l'informatique. Ce que je veux aujourd'hui, c'est retrouver du sens — apporter de la bienveillance et du sourire aux gens à travers le sport.
Ce que j'ai appris en échouant
Marathon de Paris 2022 — abandon au km 30
J'avais une blessure, et par-dessus tout je suis parti beaucoup trop vite. J'ai passé le semi en 1h21, ce qui était bien au-dessus de mes moyens ce jour-là. Je me suis laissé porter par le groupe au lieu de rester focalisé sur ma propre course.
C'était de l'inexpérience. J'ai appris de cet échec à travailler sur moi-même. Quand on se compare aux autres et qu'on vise un niveau qu'on n'a pas, on finit forcément par échouer — soit physiquement, soit mentalement.
UTMJ 2025 — abandon au km 135, et pourtant une réussite
Aucun regret. Je vois cette course comme une vraie réussite. J'ai tenu mes allures, j'ai été régulier, j'ai remonté entre 30 et 50 coureurs. J'ai passé les 100 kilomètres en moins de 16 heures. La course était magnifique.
Puis la blessure, au km 100. Le médecin a été clair : soit tu continues et tu te blesses sérieusement, soit tu t'arrêtes maintenant. J'ai choisi de m'arrêter au km 135.
La prépa avait été excellente. Et ce que j'ai retiré de cette course va bien au-delà du résultat — c'est la confirmation que le travail paie, même quand la ligne d'arrivée n'est pas celle qu'on avait prévue.